4ème 1 – Année scolaire 2007-2008

Séquence 2 : caractériser le récit fantastique pour rédiger une nouvelle fantastique.

Les thèmes du fantastique : le pacte avec le diable

Le Veston ensorcelé de Dino Buzzati : deuxième partie (« Sous prétexte que je ne me sentais pas bien, […] Il devenait indispensable de le détruire. »)

Questions :

  1. Qu’est-ce qui pousse le narrateur à vouloir toujours plus d’argent ? Répondez en citant le texte.

Plusieurs raisons poussent le narrateur à vouloir toujours plus d’argent. Tout d’abord, c’est la crainte que le veston ne donne plus d’argent qui le motive à soutirer des billets de banque :

« Je travaillai avec une tension spasmodique des nerfs dans la crainte de voir cesser d’un moment à l’autre le miracle. » (lignes 45-45 page 109)

Ensuite, c’est le goût du luxe et la passion immodérée de la possession qui le pousse à vouloir toujours plus d’argent :

« Plus on possède et plus on désire. J’étais déjà riche, compte tenu mes modestes habitudes. Mais le mirage d’une existence de luxe effréné m’éperonnait. » (lignes 14-16 page 111)

L’argent devient peu à peu sa nouvelle idole.

  1. Pourquoi le narrateur décide-t-il, un jour, de détruire le veston ?

Le narrateur décide un jour de se débarrasser du veston car il commence à comprendre la nature diabolique de celui-ci : à chaque fois qu’il soutire de l’argent de son veston ensorcelé, un malheur se produit dans le monde. Plus il s’enrichit, plus les tragédies autour de lui se multiplient :

« Assez, assez ! pour ne pas m’enfoncer dans l’abîme, je devais me débarrasser de mon veston. Mais non pas en le cédant à quelqu’un d’autre, parce que l’opprobre aurait continué (qui aurait pu résister à un tel attrait ?). Il devenait indispensable de le détruire. » (lignes 5-8 page 114)

  1. « Quand je me réveillai le lendemain matin » (ligne 54 page 109) : donnez la nature et la fonction de cette proposition.

Il s’agit d’une proposition subordonnée conjonctive de temps. La fonction est complément circonstanciel de temps. La conjonction de subordination est « quand ».

  1. « Chaque fois que je soutirais de l’argent de mon veston » ( ligne 43 page 112) : donnez la nature et la fonction de cette proposition.

Il s’agit d’une proposition subordonnée conjonctive de temps introduite par la conjonction de subordination « chaque fois que ». La fonction est complément circonstanciel de temps.

  1. Quels sont les temps verbaux dominants de la ligne 40 à la ligne 74 pages 108-109 ?

Les temps verbaux dominants de la ligne 40 à la ligne 74 pages 108-109 sont l’imparfait et le passé simple. Le passé simple est le temps de l’action dans un récit au passé.

  1. A quels temps sont les verbes de la ligne 3 à la ligne 7 (le cambriolage) et de la ligne 25 à la ligne 29 (l’incendie) page 111 ?

Les temps des verbes de la ligne 3 à la ligne 7 et de la ligne 25 à la ligne 29 page 111 sont le plus-que-parfait à la voix active et passive et l’imparfait. Cela signifie que les événements relatés sont antérieurs à l’action au passé simple.

  1. Pourquoi passe-t-on du passé simple à l’imparfait et au plus-que-parfait ?

On passe du passé simple à l’imparfait et au plus-que-parfait car le narrateur relate des événements qui se sont passés la veille.

  1. Comment appelle-t-on le passage d’un événement présent à un événement passé ?

Le passage d’un événement présent à un événement passé est appelé retour en arrière ou flash-back.

  1. Quel est l’intérêt de ce procédé ?

Ce procédé de retour en arrière permet de rapporter des informations nécessaires à la compréhension de l’histoire. Ici en particulier, le retour en arrière permet d’effectuer une corrélation entre le veston et les incidents qui se produisent la nuit, quand le narrateur soutire de l’argent. Le retour en arrière est donc un procédé très important dans la nouvelle de Buzzati, car il permet au lecteur comme au narrateur de prendre conscience de la nature diabolique du veston.

  1. Quel est le lien entre les faits divers rapportés dans les journaux et le veston ensorcelé ?

Il y a un lien de causalité entre les faits divers rapportés dans les journaux et le veston ensorcelé, car à chaque fois que le narrateur soutire de l’argent, un malheur se produit autour de lui : cambriolage, incendie, mort.

11.  Y a-t-il une explication ? Relevez des expressions du texte pour justifier votre réponse.

Apparemment, il n’y a pas de véritable explication permettant de comprendre le pouvoir ensorcelé du veston. Le narrateur parle de « miracle » : or un miracle est par définition un phénomène qui échappe aux lois de la logique et de la nature. La seule explication que le narrateur propose n’est pas scientifique mais morale : « désormais je savais que l’argent que le veston me procurait venait du crime, du sang, du désespoir, de la mort, venait de l’enfer. »(lignes 31-32 page 111)